26.07.2010

Ok, j'ai pas assuré mais ...

Je n’ai pas été sérieuse. Je vous ai abandonné plus que lâchement ces derniers temps. Pas une nouvelle. Même pas un mot genre « Pour cause de débordage de ouf dans ma life, je m’absente un moment. » Même pas non. Et pourtant, je m’aperçois que vous êtes un petit nombre à continuer de venir sur le blog. D’après les statistiques, des petits nouveaux débarquent tous les jours.

Je ne sais pas qui vous êtes. Je ne sais pas comment vous avez découvert ce blog. Je ne sais pas ce que vous en pensez. Mais je sais que je suis heureuse de partager avec vous tous une bonne nouvelle. Cette bonne nouvelle qui ne sera pas bien difficile à deviner. Cette bonne nouvelle qui n’aura pas besoin d’effets d’annonce. Cette bonne nouvelle qui ne me demandera pas de créer un suspense (n’est-ce pas…). Cette bonne nouvelle qui me fait frétiller de bonheur. Cette bonne nouvelle qui … ok j’arrête !

J’ai signé mon premier contrat de Chargée de communication. Ou plutôt MES contrats de chargée de communication. Et oui, moi je suis une fille de 2010, je suis une fille moderne, je suis une fille qui vit avec son temps, je suis une fille qui cumule les CDD sur une durée indéterminée (à ne pas confondre avec son cousin germain le CDI mais qui est complètement has been aujourd’hui).

Alors oui, je pourrais vous raconter mes aventures de junior mais je suis une petite peureuse de pacotille. Pourtant, croyez-moi, j’ai déjà un paquet de choses à raconter. Mais je n’ose pas … et si j’étais repérée ?

Alors en attendant vos messages de félicitations, je vais réfléchir à la suite à donner à ce petit blog.  

02.06.2010

T'es sûre que tu te débrouilles bien?

Non mais sérieusement, il faut qu'on en parle. Il faut qu'on parle de ces vieux soupçons qui pèsent sur les JDSE. Même s'ils ne sont jamais exprimés explicitement, on les devine. Quand on parle de notre recherche d'emploi et qu'on nous répond « T'as mis ton cv sur monster et cie ? », « Tu es inscrite sur viadeo ? », « Tu consultes les offres de l'APEC ? » ou encore « Tu fais des candidatures spontanées ? » ... on a juste envie de vous remercier « Ooooooh merci ! Heureusement que tu as des idées de génie parce qu'en 6 mois de recherche d'emploi, je n'y avais pas pensé. Non, moi j'attendais simplement. J'attendais qu'on me contacte. Grâce à tes supers conseils, je vais pouvoir retrouver un travail. Tiens, je te fais un bisou même. »

Mais il y a mieux... il y a les gens qui te disent des trucs comme « Attends, MOI je vais t'aider. Je vais te donner des contacts. Tu vas envoyer un mail à ce mec, il connaît du monde. Mais SURTOUT tu ne lui dis pas que tu le contactes de ma part. (Non parce que je veux bien t'aider mais je ne suis pas prêt à me mouiller quand même.)»
Je rêve d'envoyer un mail dans ce goût : « Monsieur, nous sommes surveillés. Des agents du GIGN nous observent. Je ne peux vous révéler mes sources. Une personne m'a dit de vous contacter. Mais son identité doit rester secrète. Elle a peur pour son avenir. Je suis à la recherche de quelque chose de rare et précieux. Il est difficile de s'en procurer et j'ai cru entendre que vous en aviez encore un en votre possession. Vous l'avez sûrement deviné, je cherche .... un emploi. »

Et ma partie préférée c'est : « Si avec tous les contacts que je t'ai donné, tu ne trouves pas, c'est que vraiment ... ». Généralement, la personne n'a pas le courage de terminer sa phrase. Alors on a le choix : « c'est que vraiment t'es un gros nul !» ou bien « c'est que vraiment la situation est difficile (et que je suis trop bête pour m'en rendre compte) ».

Je le répète : on peut être bon, motivé et dépenser une énergie folle à trouver son premier emploi et pourtant ... nada ! Je ne veux donc plus que de vieux soupçons sur nos compétences et notre détermination viennent peser sur notre quotidien ! ok ? (Yeah, je suis trop une rebelle !)

27.05.2010

Papy-boomera ou Papy-boomera pas ?

Comme dirait l'autre : Non, non, non, je ne vous ai pas abandonné. Non, non, non, je ne vous ai pas oublié. (Elle passe tout le temps sur Chante France). D'ailleurs, comme elle, je viens de rompre. Pas avec mon mec. Mais avec l'espoir d'un contexte RH meilleur pour les JDSE. (Et si je ne vais plus au Baron, c'est parce que je n'ai plus de sous, pas parce que je n'ai plus envie de m'amuser.)

Quand j'ai commencé mon master, on me disait : « Tu verras, tu arrives au bon moment sur le marché de l'emploi. On va entrer dans une période de départs massifs à la retraite. La génération Baby-boom devient Papy-boom. Et tu verras, je te le dis moi, ça va être une période trop choupinette où les seniors vont laisser la place aux juniors, prendre le temps de les former, leur donner des tuyaux d'anciens et partir profiter du soleil au pays de Candy. »

Sauf que non. Sauf que les Seniors sont juste devenus des seniors XXL et que les juniors ... bah pour la plupart ne sont toujours pas devenus juniors ou alors en XXXXS! Des départs en retraite qu'on nous avait promis, on se retrouve bercé par des débats sur ... son allongement. J'ai même honte de vous avouer mon (presque) désintérêt pour ces mesures tellement je ne me sens pas concernée par la vie active. Ô lecteurs, ô lectrices ! Je ne cherche point à exciter votre courroux avec un tel aveu. Je reconnais moi-même ma faute. « Indigne de vous plaire et de vous approcher, Je ne dois désormais songer qu'à me cacher. » De l'indulgence ! De la compréhension ! Du pardon !

Bon, j'exagère un peu ... mais le quotidien d'un JDSE à la recherche de son premier emploi s'apparente parfois tellement à une tragédie grecque ... que je me laisse dépasser !

Et si pour conjurer le sort, et si pour sortir de l'ombre, et si pour souligner notre existence :

- Nous organisions un apéro géant entre JDSE ? On s'attacherait à recréer une ambiance « bureau » en apportant de l'eau, du café, des dossiers, des collègues et ... nos cv. On ferait une grande mise en scène pour marquer l'opinion publique. Une petite action intelligente, visible, originale et surtout médiatique.

- Nous imprimions des badges avec un logo JDSE ? On afficherait tous notre situation pour que notre grand nombre ne soit plus un mystère. Chaque JDSE brandirait nos couleurs et même ceux qui, aujourd'hui, sont  de faux stagiaires ou de vrais sous-embauchés.

JDSE, on se le tente ?